Little Nemo : Sounds In The Attic/Private Life (1989)  (*** OLDIES ***) posté le samedi 20 mai 2006 20:20

Genre  :  Rock alternatif France
Note :  ***


Si le premier mini-album de Little Nemo manquait un peu d’ampleur dans le son, il en va tout autrement pour ce «Sounds In The Attic». Luc Tytgat, ingénieur du son des Belges Neon Judgement, Siglo XX et autres fadas post-psyché ou pré-new beat, a fait pour Little Nemo ce que J.J. Burnel a fait pour Taxi Girl ou Polyphonic Size : du bon travail, tout simplement. Voici un disque qui devient l’un des fleurons de la vague nord-européenne, puisant ses racines dans les terres dévastées de Joy Division, se faisant un relifting avec les derniers Stranglers, lorgnant chez les cousins belges de Dole ou The Pollen. Little Nemo porte haut le flambeau, y ajoutant une petite note française en reprenant le poème «A Une Passante» — dommage que tout le reste soit en anglais, alors que le spleen et la langue de Baudelaire leur vont si bien. Ceci dit, la lourdeur des cauchemars angoissants du passé semble bel et bien s’être envolée, faisant place à une pop aérienne touchée par la grâce des rêves enfantins.

Kevin Kratz dans Rock & Folk n°264 de juin 1989
© 1989 Rock & Folk. Tous droits réservés.

Sounds In The Attic
Remercions d'abord Little Nemo de nous apporter la nuance qui semble faire défaut dans la grisaille des productions françaises de ce printemps. En effet, le trio parisien, épaulé par L.Tytgat du Neon Judgement à la console, réussit avec ce deuxième album à dessiner les contours d'un univers aux tonalités pastel où l'harmonie suggère avant tout d'insister. Dans leur grenier, la pudeur mélodique aux résonances littéraires (Baudelaire y est salué) se mêle à l'intimité, tout comme l'acoustique au synthétique. Ainsi se dessine la nuance : trop précieux pour être ignoré, mais malheureusement trop grandiloquent pour enivrer.

JP Sluys dans Les Inrockuptibles n°17 juin/juillet 1989
© 1989 Les Inrockuptibles Multimedia. Tous droits réservés.

Private Life
Beaucoup plus thing que wild, Little Nemo s’essaye lui aussi au désespoir. Sans beaucoup de conviction, ou sans doute sans beaucoup de raisons. D’où une collection de doux moments de spleen courtois, de mélodies gracieuses qui placent Little Nerno dans un courant - hum hum - européen (aïe) de recherche synthétique d’une certaine idée du romantisme. Un album que l’on qualifiera donc de nostalgique, en fermant les yeux sur les tentatives héroïques à la Ennio Morricone (“My eternal friend”) ou les tentations Pet Shop Boys neurasthéniques (“Precious days”). Nostalgique, à l’image de la pochette signée Eric Mulet. Une référence.

Lise Deleuse dans Les Inrockuptibles n°12 de l'été 1988
© 1988 Les Inrockuptibles Multimedia. Tous droits réservés.

 

Déposez un commentaire !

Mieux vous connaître (facultatif) :

error

Attention, les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits sur ce site.
Si une personne porte plainte, nous utiliserons votre adresse internet (38.103.63.59) pour vous identifier.

Tous les commentaires de l'article:
Little Nemo : Sounds In The Attic/Private Life (1989)

  • mailtoNicole Kull

    dim 03 sep 2006 00:11

    Bon soir! Je voudrais acheter le CD Sounds in the attic - Litte Nemo. Ou se trouve le CD? J´habite en allemania. S´l vous plait responde moi. Merci boucoup! Email: sangria-nic@gmx.de