JOHNNY CASH
Johnny [John] Cash
Chanteur et guitariste de country américain, 1955-2003 :
né le 26-02-1932 à Kingsland, Arkansas ; mort le 12-09-2003 à Nashville, Tennessee.
Avec une voix de baryton, reconnaissable entre mille, et un rythme («boom-chicka-boom») qui ne l’est pas moins, celui qu’on a surnommé «The Man In Black» (l’Homme en Noir) est le seul chanteur de la musique country dont la renommée a toujours dépassé le public spécialisé. Attentif au sort des minorités et des pauvres, il est plus proche d’un Woody Guthrie ou d’un Bob Dylan que d’un Kenny Rogers ou d’une Dolly Parton.
Issu d’une famille fort modeste de métayers de confession baptiste, Johnny Cash grandit sur les bords du Mississippi, dans la Dyess Colony, où ses parents ont obtenu du gouvernement fédéral un lopin de terre dans le cadre d’un plan de réhabilitation de terrains. En 1937, l’endroit sera complètement inondé par une terrible crue du fleuve et les colons seront évacués. (Vingt ans plus tard, Cash immortalisera l’événement dans la chanson «Five Feet High And Rising».) En juillet 1950, ses études secondaires terminées, Johnny Cash s’engage pour quatre ans dans l’U.S. Air Force et se retrouve en Allemagne. C’est là qu’il apprend à jouer de la guitare et qu’il compose ses premières chansons. En 1954, il quitte l’armée, épouse Vivian Liberto, et s’installe à Memphis où il décroche un poste de vendeur d’équipements électriques. Il y fait la connaissance du guitariste Luther Perkins et du bassiste Marshall Grant, avec lesquels il se produit à la radio KWEM. Après une audition, Sam Phillips recrute le trio pour les disques Sun en 1955. «Hey Porter - Cry, Cry, Cry », qui sort sous le nom de Johnny Cash and The Tennessee Two, se vend à plus de 100,000 exemplaires et grimpe jusqu’à la quatorzième place des classements country. Après un deuxième succès avec «Folsom Prison Blues», Cash décroche en décembre 1955 un engagement au «Louisiana Hayride», le fameux spectacle radiodiffusé de la station KWKH de Shreveport (Louisiane). Moins d’un an plus tard, après «I Walk The Line» (1 million d’exemplaires vendus, n°17) et «There You Go» qui reste n°1 country pendant cinq semaines, Johnny Cash se retrouve au «Grand Ole Opry». Chez Sun, il travaille désormais avec le producteur Jack Clement, accumulant les succès : «Ballad Of A Teenage Queen», «Guess Things Happen That Way», «Ways Of A Woman In Love». Auteur-compositeur accompli, il écrit «You’re My Baby» pour Roy Orbison et le classique «Rock’n’Roll Ruby» pour Warren Smith. En novembre 1957, les disques Sun publient le premier album de leur histoire, Johnny Cash With His Hot And Blue Guitar. Mais Sam Phillips ne croit pas au marché des 33 tours et refuse de sortir un hommage à Hank Williams que Cash a enregistré. Le moment venu de renégocier son contrat, Johnny Cash signe avec Columbia et part s’installer à Ventura (Californie).
En 1959, Johnny Cash tourne son premier film, Five Minutes To Live (rebaptisé par la suite Door-to-Door Maniac), dans lequel il interprète un tueur psychopathe. Il joue au Canada et en Australie. En 1960, les Tennessee Two deviennent Three avec l’arrivée du batteur W.S. Holland. Cash donne alors quelque trois cents concerts par an et consomme beaucoup de petites pilules énergétiques. En 1962, il est en Corée. En 1964, il chante au Newport Folk Festival avec Bob Dylan, dont il est l’ami. En 1965, il est arrêté par la Brigade des stupéfiants à la frontière mexicaine, à El Paso (Californie), alors qu’il transportait toute une cargaison d’amphétamines dans l’étui de sa guitare. Il s’en tire avec une peine de trente jours de prison avec sursis et 1,000 dollars d’amende. En 1966, Carl Perkins rejoint le Johnny Cash Show qui, avec June Carter et divers membres de la Carter Family, présente sur scène un large éventail de la musique populaire américaine. Divorcé de sa femme en 1966, il épousera June Carter deux ans plus tard. Tombé à soixante-dix kilos (le gaillard mesure près de deux mètres), il entreprendra avec son aide une sérieuse cure de désintoxication. Après une longue période d’errance, où il passera par New York, il se fixe à Nashville. Sa nouvelle femme fera de lui un chrétien fondamentaliste, soucieux de propager un message de salut par la foi.
Tout au long de ces années, les chansons de Johnny Cash ont connu une popularité constante : «All Over Again» (1958), «Don’t Take Your Guns To Town» et «I Got Stripes» (1959), le classique «Ring Of Fire» (1963), «Understand Your Man», le «It Ain’t Me, Babe» de Dylan (1964), «Orange Blossom Special» (1965), «Jackson» en duo avec June Carter (1967), «Folsom Prison Blues» et «Daddy Sang Bass» (1968). Au cours des années 60, il enregistre une série d’albums ambitieux qui tranchent avec la production country habituelle : Ride This Train (1960) fait la chronique de la traversée en train de l’Amérique par un hobo (vagabond), Blood, Sweat And Tears (1963) est un hommage à la classe ouvrière américaine, Bitter Tears (1964) traite de la condition des Indiens d’Amérique (on y trouve «The Ballad Of Ira Hayes», l’indien qui le premier hissa le drapeau américain lors de la bataille d’Iwo Jima et mourut misérable et alcoolique), Ballad Of The True West (1965) est un double album en hommage au folklore de l’Ouest, Orange Blossom Special (1965) comprend trois chansons de Bob Dylan, et le fameux At Folsom Prison (1968) est enregistré devant quelques centaines de détenus. Cash participe à l’enregistrement de Nashville Skyline (1969) de Bob Dylan, pour lequel il écrit les notes de pochettes, chantant en duo avec lui «Girl From The North Country». Il donne au pénitencier de San Quentin, en Californie, un concert filmé par la télévision, suscitant l’album Johnny Cash At San Quentin, dans lequel figure un de ses plus gros succès internationaux, «A Boy Named Sue» (1969), écrit par l’auteur satirique Shel Silverstein. L’establishment de Nashville qui, jusque-là considérait Johnny Cash avec méfiance, lui décerne six récompenses de la Country Music Association : meilleur chanteur, artiste de l’année, meilleur simple, meilleur album, meilleur groupe vocal (avec June Carter) et, pour faire bonne mesure, une récompense pour services rendus à la cause de la musique country ! Dans la foulée, il décroche son propre show télévisé qui restera à l’antenne pendant près de trois ans.
Dans les années 70, il ne cessera de soutenir les auteurs-compositeurs anticonformistes de Nashville, dont il est le modèle. En 1970, il tourne aux côtés de Kirk Douglas dans The Gunfight, un western financé par la tribu apache des Jicarillas. Il prend sous son aile un jeune auteur-compositeur nommé Kris Kristofferson, dont il enregistre «Sunday Morning Coming Down», rédigeant les notes de pochettes de son premier album. Soucieux de propager le message chrétien, il enregistre en 1971 The Man in Black sur lequel il interprète un duo avec l’évangéliste Billy Graham. Puis il se rend en Israël avec June Carter pour tourner sous la direction de Robert Elfstrom The Gospel Road, un film sur la vie du Christ qui donnera lieu à un double album (1973) auquel participeront Kris Kristofferson, Larry Gatlin et les Statler Brothers. A partir de la seconde moitié des armées 70, il publiera en moyenne deux albums par an. Toujours prêt à soutenir les jeunes auteurs-compositeurs, il enregistre des chansons de Guy Clark, Billy Joe Shaver, John Prine et même Bruce Springsteen. Ses gendres sont également mis à contribution : Rodney Crowell, le mari de Rosanne Cash, participe à l’album Silver (1979) où il joue de la guitare et signe «Bull Rider» ; l’Anglais Nick Lowe, alors marié à Carlene Carter, est sur Rockabilly Blues (1980) en compagnie de Dave Edmunds, Martin Belmont et Pete Thomas pour une reprise de son «Without Love». En 1981, Cash tient le rôle principal dans un téléfilm adapté de la chanson «The Baron» extraite de l’album du même nom. Il enregistre l’année suivante The Survivors avec Jerry Lee Lewis et Carl Perkins. En 1986, il tourne sous la direction de Ted Post dans un remake peu crédible de La Chevauchée Fantastique en compagnie de Willie Nelson, Kris Kristofferson et Waylon Jennings, avec lesquels il enregistre Highwayman (1985) — un Highwayman 2 verra le jour en 1990, suivi de The Road Goes On Forever en 1995. Ses albums, pourtant, se vendent mal. Après Heroes (1986), en duo avec Waylon Jennings, Columbia ne renouvelle pas son contrat et Cash signe avec Mercury.
Dans Water From The Wells Of Home (1988), il est entouré d’une pléiade de stars parmi lesquelles Emmylou Harris, les Everly Brothers, Roy Acuff, Waylon Jennings, Paul McCartney et Hank Williams Jr. La même année sort Til Things Are Brighter, album-hommage où de jeunes artistes comme Michelle Shocked, Brendan Croker, Sally Timms ou les Mekons reprennent ses chansons. Pourtant, au début des années 90, Johnny Cash se retrouve à nouveau sans maison de disques. En 1993, U2 fait appel à lui pour chanter «The Wanderer» sur Zooropa. Il faudra attendre 1994 et l’énergie d’un Kick Rubin pour qu’il enregistre un nouvel album, American Recordings, accompagné, pour la première fois de sa carrière, de sa seule guitare sèche. Rubin utilisa en dernière instance les maquettes qu’il préféra aux prises en studio. Ce disque est remarquable et il décroche en 1995 le Grammy décerné au meilleur album de folk contemporain. «Delia’s Gone» est très diffusé. Cash y reprend aussi le «Bird On A Wire» de Leonard Cohen, «The Beast In Me» de Nick Lowe et aussi une chanson de Glenn Danzig, «Thirteen». Fin 1996, il récidive avec Unchained, toujours sous la direction de Rick Rubin qui, cette fois, fait appel à Tom Petty et à ses Heartbreakers pour l’accompagner. Le résultat est saisissant : Cash se montre autant à l’aise sur des reprises de Beck ou Soundgarden que sur des standards des Louvin Brothers ou de Jimmie Rodgers. Atteint de la maladie de Parkinson, il a dû considérablement ralentir son activité à partir de 1997. La chaîne musicale câblée VH-1 a publié en 1998 un album de chansons sans amplification, partagé avec Willie Nelson. Columbia a publié le remarquable coffret The Essential Johnny Cash en 1992.
Jean-Louis Lamaison dans Le Dictionnaire du Rock
(Collection Bouquins, Editions Robert Laffont © , 2000)
12-09-2003 > DISPARITION DE JOHNNY CASH
Le chanteur américain Johnny Cash, légende de la musique country avec des titres tels que "I Walk the Line" et "Folsom Prison Blues", est décédé vendredi 12/09 à l'âge de 71 ans à l'hôpital de Nashville, dans le Tennessee.
Johnny Cash est mort à 02h00 du matin (07h00 GMT) "du fait de complications diabétiques qui ont entraîné une défaillance respiratoire", selon la chaîne de télévision CNN citant une porte-parole de l'hôpital, Nicole Base.
Enfant de la Grande Dépression, Johnny Cash était la voix des éprouvés de l'Amérique dont il chantait depuis plus de 50 ans les peines et les espoirs.
Dans la même veine qu'un Bob Dylan ou un Leonard Cohen, Johnny Cash, surnommé "Man in Black" (l'homme en noir), avait la voix cassée de trop d'alcool et d'excès mais savait comme personne évoquer la vie des mineurs de Pennsylvanie, des ouvriers du Michigan, ou des prisonniers de St Quentin.
Au cours de 50 ans d'une impressionnante carrière, Johnny Cash a enregistré plus de 400 albums et quelque 1.500 chansons bercées par sa voix grave et profonde. Devenu une icône aux Etats-Unis, une plaque portant son nom figurait dans le Country Music Hall of Fame depuis 1980.
Avant son hospitalisation dans un hôpital de Nashville (Tennessee, sud) pour une pancréatite, il était en train de travailler sur un nouvel album avec des chanson écrites par sa femme, June Carter Cash, également chanteuse de country, décédée en mai à l'âge de 73 ans, selon son manager Lou Robin.
Johnny Cash cultivait un réel amour des racines et de la musique américaine. De ballades en évocations romancées ou viriles, il se plaisait à conter les maux et les espoirs de tout un pays avec un recul adéquat et ce qu'il faut de dérision. Son inspiration était la vie elle-même.
La santé chancelante mais toujours sur la brèche, il venait d'être nominé à 6 reprises pour son clip "Hurt" lors des récentes MTV Video Awards et avait remporté une récompense, la dernière d'une longue série.
Né en février 1932 dans une famille pauvre de l'Arkansas (sud), une région particulièrement éprouvée par la Grande Dépression, il avait travaillé dans des champs de coton puis en usine avant de s'engager dans l'Armée.
C'est en 1955, qu'il signe son premier contrat musical avec la société Sun Label qui compte dans son catalogue Elvis Presley, Carl Perkins et Jerry Lee Lewis. Son premier succès s'intitule "Doggone Lonesome". Ses textes coulent de source et servent à la perfection une musique définitivement inspirée. Le ton est désinvolte, le regard détaché. Ses textes marient poésie, ironie et satire.
Suivront d'autres grands titres comme "Folsom Prison Blues", "I Walk the Line" et "Ring of Fire".
Au début des années 60 pourtant, tout manque de se terminer. Alcool et drogue sont sur le point de l'engloutir. Il connaît lui-même la prison.
En 1965, à 33 ans, il en paraît quinze de plus. Son visage est ravagé mais sa voix n'aura peut-être jamais été plus belle.
Son mariage, le second, avec June Carter le ramène à la vie. Son inspiration devient plus religieuse sans tomber dans la bondieuserie. Ce raconteur d'histoires se veut toujours défenseur de la veuve et de l'orphelin.
Ses ennuis de santé - il était atteint, entre autres, de la maladie de Parkinson - ne l'empêchait pas de courir les routes. De salles de concerts étroites en bars enfumés, il assurait quelque 200 représentations par an.
Son dernier album, "The Man Comes Around" avec notamment des reprises de Depeche Mode, John Lennon et Paul McCartney et un duo avec Fiona Apple était emprunt de mélancolie. La voix était fatiguée mais toujours juste et n'avait rien perdu de sa beauté. Le dernier titre sonnait comme une promesse : "We'll Meet Again" (nous nous retrouverons).
Dépêche AFP.
LA DISCOGRAPHIE
Swing low, sweet chariot... Petit retour sur Johnny CASH, plus précisément sur sa discographie historique (toutes les rééditions des années 50/60). Il a été beaucoup question dans les notices nécrologiques de la personnalité du bonhomme, de son parcours atypique dans l'industrie nashvillienne, etc... ; mais c'est vraiment sa musique qui importe, c'est tout ce qui nous reste maintenant, et là on peut juger sur pièces, sans la tentation de céder à l'hagiographie ou de se livrer à des considérations lyriques sur le mythe ou la mystique de 'l'homme en noir'.
Foin des flonflons et de l'esbrouffe, restons près de l'os — comme l'est toujours resté l'homme et sa musique... D'abord, quels que soient les disques (bons ou moins bons), la force et l'attrait de CASH réside principalement pour moi dans sa voix et sa diction — parfaite, sans pathos et sans cabotinage intempestif. Une véritable voix américaine, rivalisant aisément avec SINATRA au niveau de l'articulation, si ce n'est au niveau du phrasé, plus rustique et monotone. D'où peut-être le malaise à l'écoute des derniers albums, où la voix n'est plus ce qu'elle était : le roc imperturbable s'est effrité, la maîtrise absolue — même lors de ses périodes d'addiction — n'est plus que lutte de chaque instant pour ne pas sombrer. L'autre attrait de la musique de CASH, c'est le mélange unique des grandes traditions populaires des Etats-Unis qu'elle propose : country, folk, gospel, pop/variétés..., qui fait peut-être de lui l'artiste américain le plus représentatif. Le meilleur de ce grand brassage (et donc de la discographie du bonhomme, si l'on met à part les "American Recordings" qui sont plus dans la veine indie-folk crépusculaire) reste les deux albums live à San Quentin et Folsom Prison, qui sont en fait des best-of (avec 2/3 titres spécialement écrits ou chantés pour l'occasion) et qui résument dans ses grandes lignes, et avec l'énergie de la scène en plus, les 15 premières années de la carrière de CASH. À partir de là, on peut remonter dans sa discographie jusqu'aux débuts pour Sun Records, à la production très minimaliste (même pour un habitué des enregistrements dépouillés typiques du rockabilly, ça surprend pas mal).
"The very best of the Sun years" (Metro) est une bonne compilation de cette période-là : 30 titres sur la cinquantaine enregistrée au total pour le label, dont quelques uns de ses grands standards qui figureront dans une version ô combien plus sauvage sur les lives carcéraux de 1968 et 69 (la comparaison est vraiment, VRAIMENT cruelle pour les originaux...).
La suite de la disco (les rééditions parues ces dernières années) offre du bon et du moins bon, c'est selon. Pour moi, il y a 2 albums qui se détachent :
1) "Songs Of Our Soil" (1959), une collection de chansons traditionnelles, dans un style encore très spartiate mais qui met bien en relief des mélodies relativement accrocheuses (seul inconvénient, disque très court : moins de 30 mn, même avec les bonus tracks !) ;
2) "Johnny Cash sings the ballads of the True West" (1965), un double-album concept sur l'Ouest sauvage et ses mythes, aux arrangements opératiques très soignés (ça fait penser un peu à l'ambiance des westerns du temps de 'la séance du jeudi' présentée par Eddy MITCHELL...). Les chansons sont vraiment bonnes (quelques perles absolues, avec cordes, piano, choeurs célestes... tout le toutim, mais toujours dans un style sobre et retenu) et on sent (ça s'entend) que CASH est à fond dans ce qu'il chante et raconte, ce qui n'était pas toujours le cas à l'époque, où il était le plus souvent "raide".
Ensuite, si vraiment on y tient, "Hymns by Johnny Cash" (1959), un recueil d'hymnes et de gospels dépouillés, et "Carryin' On with Johnny Cash & June Carter" (1967), un album de duos avec sa future femme, dans une orchestration country un peu plus enlevée mais toujours minimale. Pour le reste, je ne peux vraiment rien recommander : "The fabulous Johnny Cash" (1958), son premier album pour Columbia, me paraît un peu trop monotone ; "Ride this train" (1960), un concept-album sur les trains, n'a pas grand chose pour attirer l'oreille (des introductions parlées trop longues, et pas vraiment de mélodies) ; "Orange Blossom Special" (1965), une collection très disparate (3 reprises de DYLAN, pas toutes réussies, un gospel, 'Danny Boy'...) et CASH semble être absent quand il chante... Il y a aussi d'autres albums du début des années 60 (bien meilleurs ceux-là, d'après ce que j'ai pu en lire) qui mériteraient d'être réédités, en particulier "Ring Of Fire", un best-of de titres sortis en singles ; "Blood, sweat & tears", concept-album sur la classe ouvrière, et "Bitter Tears", concept-album sur les Indiens d'Amérique, avec la célèbre 'Ballad of Ira Hayes'. Mais bientôt devrait sortir le coffret compilant les chutes de studio des séances pour American Recordings... Affaire à suivre, donc.
L'Arrangeur Masqué a posté ce message le 10/10/2003
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