JANDEK
Nom donné par Sterling R. Smith, son maître d’ouvrage avéré, à une formation musicale qui œuvre depuis 1978 dans la plus farouche indépendance, sous l’enseigne du label Corwood Industries sis Houston-Texas – États-Unis.
‘Ballads, blues and brutals’ semblent le mieux caractériser la modalité d’une œuvre musicale, certes abondante – voire pléthorique – mais surtout atypique au regard des productions musicales contemporaines, tous genres confondus. Œuvre à la fois atonale et dissonante, où les frontières entre musique savante et musique populaire, entre l’audible et l’inaudible semblent s’effacer au profit d’une rare expressivité – soulignée par l’indigence volontariste des moyens techniques mis en œuvre – la rapprochant d’une forme d’arte povera, ou d’art primitiviste appliqué à la musique.
Il reste que le blues apparaît être le socle sur lequel s’appuie Sterling R. Smith pour exprimer un questionnement existentiel qui semble sans fin, ressassement non-dénué d'une imagerie poétique empreinte d'une grande originalité.
La formation Jandek se réduit le plus souvent à une voix en phase de catatonie (celle de Sterling R. Smith ou de quelque autre – homme ou femme – jamais identifiable, ni crédité) s’accompagnant (sans l’entrave d’une technique pré-établie) d’une guitare acoustique, électro-acoustique ou électrique – mais peut tout aussi bien s’étoffer de collaborations anonymes, conférant alors à l’album une forme plus brutale, plus agressive, proche des expérimentations bruitistes post-punk.
Née sur les cendres des années punk, et avec l’émergence de la vague ‘disco’ (censée s'approprier du fabuleux héritage de la ‘Soul music’), l’œuvre solitaire et ascétique de Jandek apparaît comme une entreprise vouée à l’incompréhension : d’un côté, Sterling R. Smith ne livre aucune clé permettant d’appréhender sa démarche (nul interview, ou presque – et, jusqu'à peu, nulle apparition en public) – et de l’autre, la texture profondément mélancolique et manifestement ‘déconstruite’ de l’œuvre, laissant une grande part à l'improvisation, la rend ‘intempestive’, 'atypique'.
Cette stratégie du secret s’est pourtant infléchie très récemment – et contre toute attente (le concert n’était pas annoncé) : lors du festival Instal04 de Glasgow, un représentant de ‘Corwood Industries’ s’est produit en public le 17 octobre 2004 pour la première fois, accompagné de Richard Youngs (basse) et de Alexander Nielson (batterie). Deux autres concerts ont eu lieu en Angleterre, annoncés ceux-là, en 2005 – et d’autres semblent prévus aux États-Unis, avec d’autres collaborations.
Après plus de 25 années d'anonymat, l'œuvre de l'entité Jandek investit donc la scène - sans pour autant se départir d'une profonde radicalité.
Phasme, posté sur l'encyclopédie en ligne wikipedia le 20 août 2005



Tu une facilité d'écriture pour décrire ce que tu a entendu, en tous cas aimé.C'est aussi ce qui rends ton blog extra !
Après avoir écouté ma musique, pourrais tu me faire une petite bafouille, ce qui me permettrais de l'utilisée pour ma plaquette. Bien sur je si tu le veut, ton nom y figurerais.
Le concept c'est le voyage musicale.
La musique de l'est est au programe ( pas encore dans le blog ) Bonne écoute....