The Cure : Paris (1993) (*** THE CURE : les archives ***) posté le mercredi 03 mai 2006 15:55

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Genre  :  Pop Rock UK
Note :  ***


Chose promise, chose due. Il est comme ça, Robert. Il n’a qu’une parole. Quelques semaines après la sortie de “Show”, voici donc le deuxième et dernier volet des aventures live 92 du groupe existentialiste préféré des Français. Et Bob nous le rend bien. Il les connaît ses vrais amis. Pour nous remercier, il a même baptisé du nom de notre belle capitale cet album enregistré au Zénith. Et puis, attention, il ne nous prend pas pour des morceaux de crétins : sur les douze titres ici retenus, sept sont extraits de la période pré-“In Between Days”, de celle où l’on se croyait obligé de se prendre la tête à deux mains en écoutant les chansons. En un mot comme en dix, on n’est pas là pour plaisanter. Il y a neuf ans, j’aurais tout fait pour trouver un disque où se côtoyaient les meilleurs moments de 80-84 et j’avais accueilli en ce sens “Concert” avec jubilation. Mais, en 93, les versions ne semblent pas toujours à la hauteur. Si “The Figurehead” a conservé toute sa grâce vénéneuse, “At Night” et “In Your House” leurs charmes inquiétants, “Charlotte Sometimes” s’est engraissé et “One Hundred Years” tourne à vide. En fait, je me surprends, une fois encore, à m’enthousiasmer sur les morceaux plus récents, si l’on excepte l’exaspérant “Close To Me”  auquel je ne me ferais sans doute jamais. “Lovesong” affiche, sans retenue, cette désarmante évidence pop. “Catch” reste une comptine insouciante. “Paris” est pourtant un live mi-figue, mi-raisin. Est-ce ma faute ou celle du groupe ? Je ne saurais vous dire. Mais, croyez-moi, je n’écris pas cela de gaîté de coeur.

Christophe Basterra dans Rock & Folk n°317 de janvier 1994
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Quelques semaines seulement après la parution de l’anecdotique et gras du bide “Show” (preuve, s’il en était encore besoin, que la niouwaive a aussi ses dinosaures), et malheureuse tentative de rattrapage du pseudo-noisy “Wish”, nouvel album live des Curés, pardon de Cure (le troisième donc). Mais qu’est ce qui fait courir Robert “Bidochon” Smith ? Apparemment juste la volonté de satisfaire avec cet enregistrement les fans de la première heure, après avoir livré dans “Show” un best of axé sur les dernières oeuvres plus accessibles (à partir de “The Head On The Door” bien sûr). C’est exactement ce que confirment “The Figurehead” et l’excellent “One Hundred Years” (de “Pornography”) qui ouvrent cette prestation live : votre petite cousine qui les a découverts avec “In Between Days” va faire la gueule et vous laisser écouter ce live surprenant et ma foi, pas désagréable du tout. “Play For Today” nous ressert ainsi le son de basse le plus joyeusement pompé dans les 80’s (avec celui de Peter Hook), “Apart” seul extrait de “Wish” (avec le délicat “A Letter To Elise”) se voit ici brillamment repêché et “Charlotte Sometimes” déchaîne les passions (“Hiiiiii !!!”). Ils me font même, rien que pour moi, un “Lovesong” judicieusement dépouillé au vu de l’énorme son d’ensemble (on sent bien que le concert a été enregistré au Zénith et pas à la MJC de Gourvennec). Seule concession au répertoire Top 50, “Close To Me”, clôt presque sereinement (les petits airs punky de Rono) un étonnant album nostalgique de Cure, qui voit ainsi sa cote, sérieusement malmenée ces derniers temps, remonter sensiblement. Selon l’expression consacrée, “for fans”, mais pas “only” cette fois.  

Laurent Garcia dans Rock Sound n°10 de janvier 1994
© 1994 Rock Sound. Tous droits réservés.

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